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COGAS - Unconscious Sons Of The Reptile God

Londres, 19 septembre 2021, dans une ambiance à la croisée du death old school et du black metal, le quatuor Cogas nous transporte au travers d'un nouveau récit tout droit puisé dans la myhtologie italienne. Captant ses origines en Sardaigne, Cogas ( traduisez "Sorcières" ) se lance au travers de ce premier album "Unconscious Sons Of The Reptile God" dans une narration autoproduite, emprunte de noirceur et de réflexion autours de ces anciens cultes, du lien de l'homme à la magie, de la source de sa grandeur et du sombre impact sur sa destinée. L'histoire prend l'echo d'un dialogue entre sorcières et démons, relatant l'obscurité de la sorcelerie, le pouvoir, mais aussi la déception et la douleur qui en découle, tel "un syndrome de Stockholm entre les deux protagonistes". 

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Tout commence avec "Mistress Of The Damned". L'album s'ouvre sur des incantations, puis vient un long passage instrumental, crescendo, offrant un univers évolutif, taillé dans des riffs minutieux et agressifs, menant tout droit à l'apogée du morceau : l'arrivée du chant. Piero Mura pose une voix grave, lourde et parfaitement maîtrisé, il en prouvera d'ailleurs les capacités tout au long du disque. Entre choeurs psalmodiens tels des possédés, passages instrumentaux atmosphériques (démontrants une grande technique comme sur le titre éponyme de l'opus ou encore "Dying Sun" -bien qu'un peu plus classique malgré un final intéressant- ), les anglais suivent le fil de leur histoire avec une facilité et une précision déconcertante, à en faire palir plus d'un groupe !

En opposition, "Unconscious Sons Of The Reptile God" offre un affrontement vocal entre choeurs aigus et voix grave et brutale, dessinant clairement le dialogue entre les Cogas, et le Diable. Et à ce petit jeu théâtrale, le groupe est bon, ne manquant aucune occaion de faire comprendre son épopée à l'auditoire, que ce soit avec le violent Sulfur, sombre et oppressant puis distordu et exalté apportant un clair obscur à la musique, ou encore "Coffin Mandatory" et sa lenteur maladive, son instrumental répétitif, suintant la douleur et la désillusion au travers de complaintes lointaines.

La fin de l'album se profile avec le titre "A Deceveing Light Through The Mist", abandonnant pas à pas la noirceur ambiante mais continuant sa violente ascenssion avant le bouquet final. Désormais, Cogas et mauvais esprits ne semblent faire plus qu'un, prêts à livrer un ultime combat dans l'excellent "Ettagramma"". Ce dernier titre fait preuve de d'avantage de modernité et provoquera sans nul doute l'envie de découvrir l'étendue des possibilités qu'offre le repertoire du groupe. 

 

L'album s'achève au bout de 7 titres rondement menés. Du début à la fin vous serez impressionnés par le professionnalisme et la technique de Piero et son équipe. Doués d'un savoir-faire minutieux et d'une culture forte, le groupe offre un premier album (rappellons-le, autoproduit !) réussi après seulement deux EPs ( respectivement sortis en 2019 et 2020 ), présage d'un avenir prometteur pour le quatuor death/black londonien. Retenez bien leur nom, vous risquez d'en entendre parler à nouveau !

 

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TRACKLIST: 

01/ Mistress Of The Damned

02/ Unconscious Sons Of The Reptile God

03/ Sulfur

04/ A Dying Sun 

05/ A Deceiving Light Through The Mist 

06/ Coffin Mandatory

07/ Ettagramma

 

https://cogas.bandcamp.com/

https://www.facebook.com/Cogas.Black.Death/

https://www.instagram.com/cogas_official/

 

LINE UP : 

 

PIERO MURA - chant

DAVIDE AMBU - guitare

FRANCIS BALL - batterie

MICHAL POPLAWSKI - basse

 

 

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